
1408
L'Encyclopédie Chinoise
Cette année-là, l'Empereur de Chine Ming, Yǒnglè Dì (永樂帝) reçoit l'exemplaire unique d'une gigantesque Encyclopédie qu'il avait commandé cinq ans auparavant, le Yǒnglè Dàdiǎn (永樂大典, en chinois simplifié 永乐大典).
Cette compilation demanda finalement le concours de 2169 savants. Regroupant des informations de plus de 8.000 ouvrages différents, elle concentre toutes sortes de connaissances relatives à des sujets aussi divers que l'Astronomie, la Géographie, l'Histoire, les Philosophies et les religions de la Chine (dont le Bouddhisme, le Taoïsme et d'autre philosophies du Yin et du Yang), l'Artisanat et les technologies etc. L'œuvre définitive comprenait 22.877 chapitres (juan), réunis en 11.095 tomes, regroupant plus de 370 millions de sinogrammes. Le sommaire à lui seul compte 60 juans.
Elle fut transportée de Nankin à Pékin lors de la construction de la nouvelle capitale. Après l'échec d'une impression typographique (les techniques de l'époque ne le permettaient pas), elle fut copiée sur l'ordre de l'Empereur Jianjing (嘉靖帝) au milieu du XVI° siècle.
Délaissée après les travaux de la seconde encyclopédie, le sìkù quánshū ( 四庫全書 ou en écriture simplifiée 四库全书 ) au XVIII° siècle, elle connut un abandon général et une dispersion complète, sans compter les destructions dues à toutes les guerres internes ou coloniales que la Chine dut affronter. La Bibliothèque Nationale de Chine en possède aujourd'hui 224 tomes, soit plus de la moitié de ceux actuellement connus. Ces quelques restes ne figurent pas moins pour une très précieuse collection.